Située à Mesplède, en Béarn, Cante Greouthe est une petite propriété agricole depuis 3 générations. Son nom signifie « chante grenouille » en béarnais, les terres étant bordées par un ruisseau.
La topographie du lieu est assez caractéristique des « saults » qui annoncent le Piémont pyrénéen, succession de plissements parallèles à la chaîne des Pyrénées.
La propriété est lovée au creux d’un coteau, à quelques pas d’un chemin menant à Compostelle. Ici, les parcelles sont couvertes en prairies, jachères fleuries et boisements conduits par le Conservatoire végétal d’Aquitaine.
La douceur du climat des Pyrénées Atlantiques favorise l’abondance des ressources mellifères. La floraison débute dès février avec noisetiers, mimosas, saules et prunelliers pour s’achever en novembre, sur lierres et néfliers du Portugal.
C'est ici que nous travaillons.
Le rucher est composé d’une cinquantaine de ruches, sédentaires pour la plupart. Elles s’étirent à l’abri de haies les protégeant du vent et des entrées maritimes. Un ruisseau assure aux abeilles l’accès à l’eau, point remarquable par temps de sécheresse. Les colonies sont établies au cœur de la flore. Ainsi, sans s’épuiser dans la quête de ressources nectarifères toujours plus lointaines, les butineuses disposent sur quelques centaines de mètres des réserves suffisantes à leurs besoins.
Quelques ruches gagneront la montagne, le printemps venu, en quête des nectars absents du Piémont. En fin de saison, elles redescendront dans la plaine pour passer l’hiver dans des conditions plus favorables. Pour nous, le site de transhumance est historique puisque nous installons les colonies à l’emplacement du rucher fondateur de 1930, à 800 mètres d’altitude.
Nos ruches et ruchettes sont en bois. Pour les protéger des intempéries nous utilisons
de l’huile de lin ou des peintures végétales sans solvant ni pigment d’aluminium.
Après avoir bourlingué dans le monde entier, Philippe GASSIOT a décidé de se consacrer exclusivement à l’apiculture, activité à laquelle il avait été initié par son grand-père dans les années 75 au rucher familial. Il travaille seul.
Fidji fait partie de l’aventure. Bergère d’Ecosse devenue bergère des abeilles, vous l’apercevrez régulièrement sur les photos, notamment au rucher. Elle ne possède pas d’accréditation pour pénétrer dans la miellerie.